« C’est pas juste vendre des bananes! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Portrait de Jean-François Phaneuf, propriétaire

 

En 1993, le Maskoutain Jean-François Phaneuf occupe un emploi étudiant à la fruiterie Les Arpents Verts.  De fil en aiguille, il s’y est vu offrir le poste de gérant à temps partiel du département des fruits et légumes.

 

Au Cégep, Jean-François a étudié en sciences humaines, ne sachant pas trop ce que l’avenir lui réservait. Puis, les Arpents Verts fruits et légumes lui ont offert un poste de gérant à temps plein. Il y voyait alors une belle opportunité pour tester son intérêt dans le domaine de la gestion afin d’en faire une carrière.

 

Il a occupé ses fonctions durant 5 ans à la suite de quoi, l’entreprise dut fermer ses portes en raison de l’arrivée des grandes bannières dans le secteur. Jean-François avait alors donné un bon coup de main aux propriétaires afin que la situation ait le moins d’impact auprès des fournisseurs. Cette implication a d’ailleurs été saluée par certains gestionnaires de la Ville de Saint-Hyacinthe. Reconnu pour sa loyauté, sa créativité, son dévouement et ses connaissances dans le domaine des fruits et légumes, il devenait le parfait candidat pour opérer la fruiterie du Marché public qui était alors détenu par Normand Pion qui n’avait pas de relève.

 

C’est en 2003 que Jean-François a fait le saut et acheté le fonds de commerce de M. Pion. À son arrivée en poste, l’entreprise n’était plus en activité depuis près de trois mois. Le jeune entrepreneur a donc dû partir de zéro.

 

Une nouvelle image et de nouvelles pratiques s’imposaient. Après plusieurs rénovations, les Jardins du Vieux-Marché voyait le jour. En plus d’ajouter de nouveaux fournisseurs, Jean-François avait décidé de reprendre les affaires avec ceux des Arpents Verts. « C’est important de garder une bonne crédibilité dans le domaine et une belle collaboration, parce que c’est un petit milieu. »

 

Jean-François constatait par le fait même que les standards d’un marché public sont plus élevés que ceux des fruiteries à grande surface : « Le standard d’un marché public comme le 1555 ne se limite pas à une étiquette de prix. Ce n’est pas un rabais qu’on vient chercher, c’est une expertise, de la fraîcheur, l’exclusivité des produits et le côté humain. Il n’y a pas d’expérience client s’il n’y a pas de qualité. »

 

C’est indéniable, Jean-François aime définitivement la bouffe ! À travers ces années, il en a développé une véritable passion et se plaît à dire qu’il « aime le périssable » !

 

« Nous au marché, on travaille avec du vivant. Tous les jours, on surveille nos marchandises on s’assure de notre qualité tout en s’assurant de faire un profit. Combien vaut le produit aujourd’hui ? Combien valait-il hier et qu’en sera-t-il de demain ? » Il carbure à ce défi qu’est la vente de produits périssables.

 

Visiblement heureux, la crise de la quarantaine a cependant eu ses effets au point où Jean- François s’est questionné sur son avenir comme gestionnaire. L’entrepreneur a donc pris les choses en main et fait un retour à ses premiers amours. Au cours des dernières années, l’entreprise avait tellement grossi qu’il se retrouvait à ne jouer que le rôle de gestionnaire. Aujourd’hui, il délègue cette partie ce qui lui permet de faire ce qu’il aime le plus de son métier : gérer du périssable.

 

 

Le domaine des fruits et légumes est comme jouer à la bourse, Jean-François doit être à l’affût de tout changement lors de l’achat des produits, dont les prix peuvent varier en une journée. C’est une étape qui demande réflexion et agilité. « Les gens entrent, voient les étals de fruits et légumes, ça paraît simple. Je ne fais pas que vendre des bananes, je transige en bourse tous les jours. »

 

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